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Les facteurs d'évolution des métiers

 

Les métiers de l'import export vont évoluer sous l'effet de différents facteurs présentés selon la typologie suivante :

 

Les facteurs liés à l'environnement international

Dans un contexte d’internationnalisation croissante des activités, la connaissance des différents marchés internationaux, des spécificités et des pratiques commerciales en vigueur, des modèles culturels propres à chaque clientèle devient primordiale.
La maîtrise parfaite de l’anglais est de plus en plus un pré-requis dans le cadre des recrutements en particulier pour les métiers de la famille commerciale. En complément, une seconde voire plusieurs autres langues sont parfois nécessaires mais surtout le candidat doit pouvoir attester d’une véritable culture internationale, acquise par des expériences professionnelles ou personnelles significatives à l’étranger.

 

Les facteurs liés aux marchés et à la concurrence

Avec la mondialisation croissante des activités et l’arrivée de nouveaux pays fournisseurs, la concurrence croissante entre les fabricants induit en retour des attentes de plus en plus fortes en termes de performance commerciale et de résultats auprès des entreprises de la branche.
L’évolution se traduit par une exigence de réactivité plus forte sur les marchés, d’adaptation permanente face aux évolutions et attentes de la clientèle, et aussi par des capacités d’analyse et de prévision de l’évolution des marchés qui deviennent déterminantes.

 

Les facteurs stratégiques

Les sociétés de commerce international développent des stratégies spécifiques et des positionnements différents, en perpétuelle évolution. L’appartenance à un groupe international – pour un agent distributeur par exemple – implique des orientations stratégiques particulières en ce qui concerne l’approche marketing, la stratégie commerciale, mais aussi les process de gestion et d’administration, ainsi que les systèmes d’information et d’échanges de données mis en œuvre.
Inversement, les structures qui ne sont pas liées à des groupes internationaux développent des stratégies propres mais doivent de plus en plus tenir compte de la concurrence et adapter leur organisation pour répondre aussi aux exigences de fournisseurs et de clients en termes de référencement, de pénétration de marchés nouveaux ou de notoriété.

L’évolution actuelle est probablement d’une part le développement de stratégies visant à optimiser l’orientation client (connaissance et analyse des besoins, segmentation de la clientèle, adaptation de la stratégie commerciale) et d’autre part le développement de l’organisation et de l’efficience de la chaîne logistique ainsi que de la qualité.

 

Les facteurs organisationnels

Ils sont le plus souvent liés à la stratégie, mais aussi aux domaines d’activité des sociétés de commerce international. Les sociétés dont l’activité concerne des gammes de produits complexes ou à forte valeur ajoutée (chimie, électronique, télécommunications, biotechnologies, etc.) tendent à s’organiser par départements, en développant différentes « business unit ». Cela n’est pas le cas pour les sociétés qui interviennent dans des gammes de produits plus traditionnelles (matières premières, agriculture) ou plus resserrées.
Les sociétés de commerce renforcent leur organisation de back office, notamment au niveau de la logistique et de l’administration des ventes, qui deviennent partie prenante de la stratégie commerciale : la conquête de nouveaux marchés passe de plus en plus par un professionnalisme affirmé sur les différents aspects de la chaîne client-fournisseur, et par l’offre de services connexes susceptibles de permettre une différenciation appréciable pour le client final comme pour le fournisseur.

 

Les facteurs technologiques

Les sociétés de commerce international n’ont pas échappé, comme d’autres sociétés de service, au déploiement de nouveaux systèmes d’information. La généralisation des progiciels de gestion intégrée, la mise en œuvre dans certains groupes de systèmes d’échanges de données informatisées avec les fournisseurs, la constitution et l’exploitation systématique de bases de données clientèles sont réalisées ou en cours et affectent la quasi-totalité des familles de métiers.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication devrait cependant s’accentuer (ex. dans le domaine du marketing et merchandising, dans le domaine commercial – avec un possible développement du e-commerce dans certains domaines d’activités - dans le domaine administratif avec par exemple la simplication des modes de facturation) et s’étendre à de nouveaux domaines d’utilisation.

 

Les facteurs liés à la réglementation, aux normes et procédures

La réglementation du commerce international génère bien sûr des contraintes particulières à ce type d’activité. Cette réglementation évolue en fonction des accords tarifaires, commerciaux et douaniers internationaux, et de législations spécifiques à la commercialisation de certaines gammes de produits ou de services.
Les aspects réglementaires liés au respect de l’environnement, à la sécurité et à la santé tendent à prendre de plus en plus d’importance. Ils imposent de nouvelles exigences en matière de conditions de transport et d’acheminement, d’emballage, de stockage des produits.
Le développement de normes et procédures qui en découlent influence fortement certains métiers du commerce international, dans le domaine de la logistique notamment, compte tenu des exigences croissantes de qualité et de traçabilité.
D’autre part, les compétences associées à l’analyse des risques du fait des transactions internationales se développent.

 

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